Gevolgen van de Brexit voor bedrijven en economie in het Verenigd Koninkrijk
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Conséquences du Brexit pour les entreprises et l’économie du Royaume-Uni

Fin juin, 52% des élécteurs au Royaume-Uni ont choisi de quitter l’Union européenne (UE). Depuis, les économistes spéculent sur les conséquences de ce fameux Brexit pour les entreprises et l’économie du Royaume-Uni. Craignez-vous le pire, vous aussi ?

Possibilité de nouvelle baisse du credit rating

Il n’a pas fallu attendre longtemps pour que les plus grandes agences de notation au monde – Moody’s, S&P et Fitch – dégradent la solvabilité britannique. Le pays a ainsi perdu son statut AAA.

Et ce credit rating réduit aura des effets. Les conséquences à court terme pour le trésor britannique ne sont pas encore connues, mais il se peut que S&P et Fitch baissent encore le score du Royaume-Uni.

Si c’est le cas, la dette publique britannique deviendra moins intéressante pour les investisseurs. Les obligations d’État britanniques seront alors exclues de la partie sécurisée des portefeuilles d'investissement. La demande pour ces obligations va baisser et les coûts de financement du gouvernement vont augmenter.

Les entreprises et les consommateurs vont emprunter plus cher

L’impact du Brexit sur d’autres formes d’emprunt n’est pas encore clair. Pour stimuler l’inflation, il est très probable que la banque centrale va encore baisser le taux d'intérêt avant la fin de l'année. Ce qui pourrait alléger les coûts des emprunts.

Mais les économistes et les investisseurs craignent surtout une hausse des coûts des emprunts pour les entreprises et les consommateurs. Même si le taux d’intérêt de base de la Banque d’Angleterre diminue. À cause de l'incertitude économique, les fournisseurs de crédits pourraient augmenter les coûts de financement pour compenser le risque accru associé à l'octroi des crédits au Royaume-Uni. Des coûts de financement plus élevés auront à leur tour un effet négatif pour les entreprises, surtout si l’économie entre en récession.

Les entreprises perdent 40 milliards de livres

Les marchés se sont effondrés en réaction immédiate au référendum. La livre britannique a été cotée au plus bas en 31 ans. Le FTSE 250 – généralement considéré comme un meilleur indicateur des entreprises britanniques que le FTSE 100 – a noté les scores les plus faibles en 52 semaines.

Les plus grandes entreprises du Royaume-Uni ont perdu d'un coup 40 milliards de livres en valeur. Le cours des actions des banques Barclays et Royal Bank of Scotland (RBS) a chuté à tel point que le négoce a été automatiquement suspendu.

Accès plus difficile au marché européen

La faiblesse de la livre pourrait stimuler les exportations britanniques, mais de nombreux experts n’en sont pas convaincus. Pour commencer, le Royaume-Uni se base bien plus sur les importations que les exportations. Les spécialistes expliquent aussi qu’en Grande-Bretagne, la production et l’exportation des services ont une importante valeur ajoutée. Elles sont plus sensibles aux changements de demande qu’aux modifications de prix.

Environ 28% des produits britanniques sont vendus à l’étranger. 45% des exportations s'effectuent dans des pays de l'UE. L’accès au marché interne est incertain pour l’instant, mais la demande européenne va incontestablement être influencée. En association avec la demande, déjà faible, de la plupart des marchés émergents, il est fort probable que la livre moins chère profitera moins qu'escompté à l'économie. Pire encore, l’économie britannique va probablement ressentir davantage la pression exercée par des prix d’importation plus élevés que la croissance éventuelle des exportations.

Ce qui va jouer aussi, c’est que l’UE pourra imposer un tarif et un quota aux exportations britanniques vers l’Europe, et ainsi limiter les quantités de produits et services vendus.

Plus de services financiers au Royaume-Uni

Les services financiers et professionnels contribuent pour environ 12% au PIB du Royaume-Uni. Le secteur financier à lui-seul offre un soutien indispensable à l'économie. Il donne du travail à plus d’un million de personnes.

À l’occasion du référendum sur le Brexit, le patron de la Banque centrale européenne a dit que Londres pourrait perdre son statut de capitale financière de l’Europe. Des messages dans les médias suggèrent un déplacement important des jobs financiers en Europe.

Selon les calculs de PwC pour l’organisation professionnelle TheCityUK, une sortie de l’UE pourrait mettre en péril 100.000 emplois dans le secteur financier. Les banques pourraient perdre leur compétence consultative pour les deals européens et l’autorisation de vendre en euros si le Royaume-Uni n’avait plus accès au marché interne. Ce qui signifierait un déménagement direct vers des villes européennes comme Paris, Francfort et Dublin.

Des perspectives incertaines

Les perspectives pour les entreprises et l'économie du Royaume-Uni sont incertaines pour l'instant. Elles sont beaucoup trop dépendantes des négociations autour de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.

Le secrétaire d’État Sajid Javid a une grande priorité dans les négociations UE : faire en sorte que le Royaume-Uni garde un accès au marché interne. Mais rien ne dit qu’il va y parvenir.

Cet article de blog est une traduction libre de l’article d’Alice Payne rédigé pour nos collègues britanniques.

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